Écrire aux Écuries -atelier d'artistes-

christine jeanney

nées

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Là, anciennes à peau éclatée, du fruit, coquille ouverte offrandes, diaphanes, De la noirceur un peu au centre, coquille de lait offre de pierre, comme trois enfants sur la montagne, fillettes qu’on aurait retrouvées, Se sont endormies sans qu’elles sachent, Lourdes bandelettes, coquille ouverte offrandes, prémices, Elles en sont pleines, retournements de nourrissons, chaleur de la mémoire en cosse, Mains des femmes qui les bercèrent, portées sur les dos en chantant, Sages du long repos béant et par la coque s’introduire, visiter leurs pensées tranquilles,  lentes musiques, lisse tissu de leurs tambours, chemins rugueux, qui s’escarpèrent il y a longtemps, leurs voix en inclusion de pierre, Peaux retrouvées, dans l’atelier, s’ouvrent fossiles nées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


13 février 2011 Publié par | chez Jean Aramini | 2 Commentaires

temps contraires

bras blancs et poses dansantes, chacune un geste pour te rejoindre, chacune un souffle, bras délié, laquelle s’étonne, épaules invitent, laquelle, ça fait si longtemps depuis, Mignonne allons voir si, laquelle rougeoie, drap déplié, veines encore chaudes, laquelle brûlée, Mignonne, allons, allons Mignonne, voir ce qui se perd sous la cendre, endormi sous la poussière, entendre ce qui s’est tu

*temps contraires, car Jean Aramini s’est donné pour contrainte de peindre chaque toile en 10 mn seulement


12 septembre 2010 Publié par | chez Jean Aramini | 4 Commentaires

l’atelier déplacé

 

Initiale, initiative, i dressés en colonne

début d’espace

Les toiles posées le long du mur, plantes dépotées

s’acclimatent

Lumière autre, absorbée,

plus pure, sans le voile de poussière blanche flottante  – abandonné deux portes plus loin

(mais quelques tas/résidus de l’atelier précédent, cendres fines de plâtre, recouvrent les aplats du cube, pâlissent les angles de la chaise, remplissent ses creux ses rides, discrètement, terra incognita se dit la poussière déroutée, pendant que les toiles réfléchissent, s’apprivoisent en nouvelles voisines, et s’étonnent de ces murs qui frôlent de moindres déchirures)

 

 

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29 août 2010 Publié par | chez Jean Aramini | Laisser un commentaire

   

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