happe appel

tu vois c’est le monde, il est souriant et fort et volatil et libre et patiné de coulures dans le profil du trait que tu écris, dans les traces des lettres étirées qui restent, tu pourrais avaler le bleu si tu voulais
tu vois c’est le monde, les cheveux noirs yeux petits quand le soleil se montre à l’Est, le symbole muet qui tangue, la mâchoire ridée la bouche qui ne dit rien a tellement dit rêvé pensé récité et chanté aussi, et encore
tu cherches, tu vois son visage tu n’oublies pas son visage tu appelles son visage qui t’appelle là elle te dit



