Écrire aux Écuries -atelier d'artistes-

christine jeanney

changement d’adresse

ici : http://christinejeanney.net/

9 novembre 2012 Publié par | Non classé | Un commentaire

nées

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Là, anciennes à peau éclatée, du fruit, coquille ouverte offrandes, diaphanes, De la noirceur un peu au centre, coquille de lait offre de pierre, comme trois enfants sur la montagne, fillettes qu’on aurait retrouvées, Se sont endormies sans qu’elles sachent, Lourdes bandelettes, coquille ouverte offrandes, prémices, Elles en sont pleines, retournements de nourrissons, chaleur de la mémoire en cosse, Mains des femmes qui les bercèrent, portées sur les dos en chantant, Sages du long repos béant et par la coque s’introduire, visiter leurs pensées tranquilles,  lentes musiques, lisse tissu de leurs tambours, chemins rugueux, qui s’escarpèrent il y a longtemps, leurs voix en inclusion de pierre, Peaux retrouvées, dans l’atelier, s’ouvrent fossiles nées

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


13 février 2011 Publié par | chez Jean Aramini | 2 Commentaires

Sonja, dernière

 

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La semaine, l’autre, les femmes noires que je ne connaissais pas – lui dire que j’ai vu des femmes alors que non, des êtres humains, et échanger sur ça, comme d’habitude avec le sourire un peu complice et curieux de comment ça résonne, est-ce qu’on sait – Lettres et mots, c’était nouveau, d’abord un alphabet puis des projets de textes courts et qu’est-ce qu’elle allait dire, qui ne prenne pas trop de place, un mot ou deux, lequel elle choisirait dans sa calligraphie neuve – moi qui lui dit comme j’aime ses e, ses boucles, ses reliefs – et ce jour-là du monde, Vernissage, pas trop d’interaction, elle occupée, le nœud allait devenir immense, plusieurs mètres, et quel effet  ? comme ce serait étrange ou différent, le nœud et son assise géante, en grand, dehors la différence, sa main pour expliquer l’autre nœud, celui clos dans le cube mais pas clos, traversé, la perspective nouvelle, sa main qui fait le geste, et puis partir.

Les questions non posées, pas encore, mais qui allaient venir bien sûr, on avait le temps de se dire encore une autre fois, je me serais garée devant je dérange pas ? ses débuts je voulais demander, la première fois, si c’était peint ou dessiné et le premier métal tordu, la première tige soudée, qui lui avait appris et pourquoi au fond cette route-là choisie un peu difficile, pressée de ses silhouettes pressées, en équilibre, sereines ou torturées, élans, envols et l’essentiel, aller à la trame, le squelette, Oui, je m’arrêterais bien au mouvement initial elle avait dit.

Des pulls, il faut des pulls ici à l’atelier l’hiver, ces chaussures je les mets seulement l’hiver, à cause de la semelle bien épaisse, j’ai moins froid elle disait.

Le temps des À bientôt qui mentent et les questions qu’on gaspille sans savoir

 

 

 

 

Sonja Brissoni est morte brutalement dans la nuit du 17 au 18 octobre 2010. Pensées émues à sa famille et à ses proches, dans la peine partagée.

 

 

19 octobre 2010 Publié par | chez Sonja Brissoni | 6 Commentaires

fond librement

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tout au fond, au fond, au fond de l’atelier, entassement travail et construction et position et réaction

et position en réaction

les fleurs bleues carnivores sous la lune porte-voix qu’est-ce qu’elle crie

qu’est-ce qu’elles crient, d’où elles viennent et c’est plié en bas

plié

grimaces élisez-moi, votez pour moi, elysée-moi, des dents striées des yeux fermés striés hachurés, ça qu’ils proposent

les tuyaux fils et flèches et la tour Rouge

papier collé rouge tour ouverte sur les

mailles et les boîtes

toujours sur le départ nous sommes, en attendant on n’attend pas, on sait qu’on part mais pas tout de suite, pas avant que, que le travail, construction et position et réaction, et position en réaction, au fond et même tout au fond librement

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2 octobre 2010 Publié par | chez Mélaine Richert (MELN) | Un commentaire

briller et fondre

la porte ouverte quelque chose quelque chose se passe quelqu’un se lève

avance à mesure qu’on avance casé dans l’encadrement encadré dans la porte ouverte avance

tension et torsion délicate, douceur de fondre dans l’éclatement rouge

une épaule et

un bras plié sans heurt

en tige l’essence de lui ou elle pieds posés l’un appuie à peine sur le sol lui ou elle en visite

quand S. l’attrape au vol

paisible depuis les étincelles

calme fragile et lisse

né des éclats éparpillés au sol elle ou lui se repose

l’air prêt et attentif à qui nous sommes

23 septembre 2010 Publié par | chez Sonja Brissoni | , , , | Un commentaire

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